Serveuse à La Havane : deuxième café

Serveuse à La Havane : deuxième café ::: 33x37cm

J’ai voulu retravailler sur ma serveuse en essayant de comprendre un peu mieux comment utiliser complémentairement les bâtons d’huile et les pastels. Ici, toutes les surfaces ont été d’abord recouvertes d’huile. Sur les valeurs foncées, c’est la complémentaire (plus ou moins) à la couleur définitive de chaque zone que j’ai utilisée comme fond. Sur les valeurs claires, j’ai utilisé les bâtons blanc ou transparent : l’idée est là d’obtenir un support texturé. Les visages n’ont pas été traité, je voulais garder de la précision.

Parallèlement, j’ai voulu éliminer les détails inutiles et me concentrer sur le cœur de l’action, tout en gardant cette juxtaposition de formes géométriques simples que contenait la première version.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, à fond, de la musique cubaine. Son, Salsa, Mambo, le plein d’énergie et le souvenir des musiciens cubains. J’ai passé entre autre Arsenio Rodriguez, Benny Moré, Sierra Maestra, Maria Teresa Vera…

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler la pastelliste anglaise Norma Stephenson, dont j’aime les paysages à la limite de l’abstraction

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Serveuse à La Havane

Serveuse à La Havane ::: 42x53cm

Je rêvasse en étudiant sur mon ordinateur les œuvres de Georges Braque et Paul Klee… Ces deux artistes sont abondamment cités dans le livre que m’a offert Marie Octobre, Le prince foudroyé, biographie de Nicolas de Staël écrite par Laurent  Greilsamer , livre lu à Cuba avec énormément de plaisir et d’enthousiasme, tant le côté passionné, presque enragé du peintre fascine. Pierre Lecuire dit de lui que c’est une « formidable volonté de faire toujours plus fort, plus aigu, plus raffiné, avec au bout l’idée du chef-d’œuvre suprême. » Un exemple à suivre, donc. (Même si une fois son œuvre accomplie, l’artiste se suicida.)

De retour en France; il me tardait évidemment de m’installer devant le chevalet avec mes pastels, bien décidé à faire évoluer ma façon de peindre. Pour cela, il me fallait apprendre à travailler rapidement, donc enchaîner les petits formats où l’on ne peut se perdre dans un travail de finition.

J’ai commencé à peindre il y a maintenant huit ans ; très vite j’ai cherché tous les moyens possibles pour arriver à superposer des couches de pigments sans que ces couches se fusionnent en une couleur éteinte, désaturée, en général très proche du gris. Lors de ce retour à l’atelier, après Cuba, et après de nombreux essais utilisant les matériaux les plus variés, je me suis enfin résigné : le pastel n’autorise pas le droit à l’erreur, le repentir n’existe pratiquement pas. (Beaucoup de pastellistes travaillent sur du papier coloré : c’est un moyen de donner du contraste à l’œuvre. Je n’aime pas cette façon de procéder).

Un peu déprimé, j’ai écrit à Casey Klahn, grand pastelliste américain, totalement atypique et auteur de pastels flirtant avec l’abstrait, pour solliciter son avis. Avec beaucoup de gentillesse il m’a donné deux conseils :

  • “Yes, yes and yes to experimentation! “
  • “ Essayez les oilsticks, ils se combinent très bien avec les pastels secs.

Ni une, ni deux, Amazon est mon ami (quoique…), deux jours après, j’expérimentais. Un paysage de mer m’a permis de commencer à comprendre le médium. (Attention, il faut de la place, et c’est encore plus salissant que le pastel…)

Voici le second tableau réalisé avec pastels secs et oil sticks. Qu’en pensez-vous ?

Marée basse

Marée basse
Marée basse ::: 57x42cm

J’avais ce pastel dans la tête depuis cet été. La photo a été faite lors de ma participation au Salon du Pastel en Bretagne, où, noyé sous la pluie, je suis allé chercher le soleil du côté de Granville.

J’ai voulu mettre ici à l’épreuve un pastel à tonalité claire à mes essais sur papier noir. J’ai préparé le dessin des personnages bien avant de commencer cette peinture. Ne voulant pas salir mon pastel avec mes dessins pleins d’hésitations, j’ai pris l’habitude de dessiner à part les personnages, la perspective et les éléments de décor, sur du papier à dessin. Ici, la plage était plutôt difficile à réaliser, je ne voulais pas avoir à la peindre autour des personnages. Ils ont été reportés sur la peinture par décalque, une fois la plage jugée satisfaisante. Ayant détouré les groupes de touristes du dessin sur l’ordinateur, j’ai pu les replacer à ma convenance, en privilégiant un placement en diagonale.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, avant d’aller le voir à l’Opéra Royal de Versailles (royal, non ?😊), Le Conte Ory, de Rossini.

Hommage à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous faire partager le travail d’un pastelliste américain, Bill Creevy.

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Chez Laurette

Chez Laurette par Didier Boutet
Chez Laurette ::: 39x39cm

Encore un pastel sur du Mi-Teintes noir. Je mange mon chapeau, me direz-vous, prétextant que j’ai toujours défendu la peinture sur fond blanc. Eh bien non ! Le blanc et le noir ne sont pas des couleurs, je ne pollue donc pas mon regard avec une dominante gênante. Le pastel est un médium que l’on peut classer dans la catégorie peinture ou dans la catégorie dessin (comme c’était le cas au XVIIIe siècle). C’est son côté magique ! J’ai choisi de privilégier le côté dessin et j’ai essayé, sur les deux dernières pièces, de me passer de l’estompe et de travailler à partir de traits. Les différentes teintes de ces traits se complètent et s’enrichissent du contraste avec le fond noir.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, what else, le CD Delpech, le best of. Je ne suis pas fan de pop française, à part, justement, Michel Delpech.

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler le peintre américain Charlie Hunter. Magnifique.

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Martine

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Martine ::: 46x46cm

Où j’arrive enfin à utiliser du Pastelmat…

Chaque travail sur ce papier se terminait invariablement pour moi, jusqu’à présent, par des jurons et des malédictions. Mais, sur les conseils de Marie-Hélène Dumas, j’ai tenté un nouvel essai. J’ai abordé le travail différemment des fois précédentes : j’ai travaillé uniquement avec des pastels durs (carrés Conté à Paris), et même ultra-durs (carrés Caran d’Ache) jusqu’à un stade très avancé. Les finitions ont été faites avec des carrés plus doux, les Nupastel de Prismacolor. Les applications successives de pastel sont fondues avec une brosse à poils durs

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Je travaille en musique :  j’ai écouté et réécouté Le Barbier de Séville après avoir vu au cinéma la version survitaminée de l’opéra de Rossini, mise en scène par Michieletto et donnée à l’Opéra Bastille en 2016. Séance de rattrapage en janvier !

Hommage du jour à un peintre. Je suis à chaque fois séduit par le travail de Felicity House, j’apprécie la façon ultra légère avec laquelle elle utilise le pastel.

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Au four à pain

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Au four à pain ::: 44x29cm

Celui-ci s’est déroulé comme dans un rêve… J’avais cette vieille idée de peindre une version du fabuleux « Eugène Murer et son four à pain », de Pissarro. Une photo réalisée par Martine de moi en train de prendre la pose, avec ma pelle à pain, une photo de mon four à pain, un selfie de moi vu de 3/4 arrière. J’assemble tout ça et 1/2 heure plus tard j’ai mon sujet ! Encore 1/2 heure et le placement sur le papier à l’aide de Carrés Comté est fait. Deux ou trois heures de travail… le papier est du simple papier à dessin Mi-teintes, j’utilise par défi mes boîtes de pastels chinois à 10€… Paix sur la terre, je me suis bien amusé, sans me mettre la rate au court-bouillon, cette fois !

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, pour faire le plein d’énergie le concert marathon de Prince au New Morning. Un concentré d’énergie pure !

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler Viktoria Kalaichi, jeune peintre née en République autonome d’Ossétie du Nord, à voir sur Facebook ou sur son site.

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