Nouveau site !

Premier bal (détail)

Ayant pas mal évolué dans mes peintures depuis deux ans, j’ai souhaité changer mon site pour communiquer de façon plus actuelle. Il m’a fallu changer à la fois le design du site, qui était franchement daté, et la mécanique interne qui l’était tout autant. Pas question d’être correctement référencé par les moteurs de recherche si l’on n’intègre pas le PHP, si le site n’est pas responsive. Ce que Google applique sur les résultats des recherches, il l’applique aussi sur AdWords où les sites qui ne sont pas adaptés aux mobiles voient leur score de qualité diminuer. De plus, je souhaitais avoir un site autohébergé, et le blog ne l’était pas. Toutes ces transformations n’auraient pas été possible sans l’aide précieuse de David, chez Cubart, que je remercie chaleureusement.
Je vous invite donc à visiter mon nouveau site, didierboutet.net. J’ai souhaité y présenter mes œuvres différemment, en ayant en tête la fameuse question : “ à quelle distance doit-on regarder un tableau ? La question paraît à priori sans objet si l’on présente son travail sur un ordinateur. Le peintre, frustré, se dit que la taille de l’écran ne rend pas justice à sa production. (Ne parlons pas des œuvres vues sur Instagram ! Quel intérêt ?)
J’y inaugure une page appelée Zooms, qui permet de rentrer tranquillement dans l’intimité des tableaux pour y découvrir les détails habituellement hors de portée visuelle sur écran.
Quant au blog, créé il y a déjà cinq ans, il perdure sous la forme d’une page intitulée Œuvres récentes.
Je n’envisage pas actuellement de proposer de s’abonner au site. Je ne suis plus sur Facebook, très peu sur Instagram. Je pense vous tenir informé par l’intermédiaire d’une newsletter, trois ou quatre fois par an.
N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions par l’intermédiaire de la NOUVELLE page Contact !

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Couture

Couture ::: 40x51cm

C’est amusant de voir comme une œuvre que l’on a devant les yeux tous les jours peut-être brutalement remis en cause dans un environnement différent. J’ai participé au très sympathique salon Pastel en Bourgogne. J’ai pu constater que les pastels que j’exposais — La Petite Danseuse, Maudit Blues — étaient plus attractifs que mes derniers travaux. Frein à main, suivi d’un tête à queue, j’ai ressorti mes bâtons à l’huile. Plaisir de la matière brute !

Retour à Florence

Retour à Florence ::: 60x47cm
Retour à Florence ::: 60x47cm

J’ai voulu revenir sur le sujet traité dans le post précédent. Après avoir tenté une version épurée de la cathédrale Santa-Maria Del Flore, il me semblait intéressant de mettre en valeur la peau et le bâtiment en exprimant de façon plus vigoureuse leurs textures tout en restant relativement vague sur les détails. À ces zones riches s’opposeraient des zones plates, le sol, les vêtements… J’ai copieusement expérimenté en utilisant, à un moment où à un autre : pastel, feutre, fusain, encre acrylique, peinture acrylique, essence…

Le jardin abandonné

Le jardin abandonné ::: 25x25cm

Je poursuis avec ce pastel ma série de quatre paysages. Celui-ci n’était pas vraiment facile, la photo qui m’a inspiré n’était pas du tout structurée. Si le pastel est l’élément principal, j’ai aussi utilisé des Néocolor2, bâtons à l’huile, critérium, fusain, encre… J’en oublie sans doute.

Maudit blues

Maudit blues ::: 46x36cm

Je me suis beaucoup amusé à peindre ce tableau. J’attends avec impatience les commentaires constatant le côté glauque de l’histoire… À vos claviers !

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Le titre de cette œuvre m’a été inspiré par le livre (noir!) de mon ami Yves Carchon. Collection Crimes et châtiments, chez Les presses littéraires.

Zohra au parc Güell

Zohra au parc Güell ::: 39x50cm

Revenons en arrière : quel pouvait bien être mon but quand j’ai commencé à peindre au pastel, en 2010 ? Mon ami Charles depuis longtemps peignait de grandes œuvres abstraites avec ce médium, c’était bluffant, la vivacité des couleurs, le côté tactile m’attiraient. Mais pourquoi avoir décidé de prendre des cours ? Pour me confronter aux difficultés de la représentation picturale ?  Pour me divertir ? “Tu n’espères quand même pas devenir un artiste professionnel ?” m’avait dit Faith… Pourquoi pas ? Très naïf, je ne suis pas du genre à me fixer des limites, pour peu que quelque chose m’intéresse. Je suis donc bien artistiquement flou ! 😉 

Dès le premier jour de pratique d’une discipline, quelle qu’elle soit, c’est impressionnant de constater comme notre regard change. On était dehors, on est maintenant dedans. On voyait les choses globalement, on les détaille maintenant avec attention. Comment ne pas se piquer au jeu, il y a tant à découvrir, tant à explorer. Mais cet enthousiasme faisait parfois place à du  découragement, je l’avoue…

Alors, heureux, finalement ? Euh… Plus j’avançais, plus je lorgnais vers des techniques différentes, ces médiums avec lesquels le repentir est un droit acquis et où on peut cent fois sur le métier, remettre son ouvrage. Le bâton de pastel sature très vite le papier, que ce soit un papier à dessin classique, ou que ce soit un de ces papiers modernes, pleins de grains et d’anfractuosités où  la poudre vient se blottir. Le pastel perd encore des points quand il s’agit de superposer des teintes sans qu’elles se neutralisent mutuellement… Bref, pour résoudre ces problèmes, j’ai ex-pé-ri-men-té. En pure perte. 

Miracle de l’insomnie, j’ai pensé au milieu d’une nuit à Casey Klahn, ce pastelliste américain qui essaye de construire un pont entre abstrait et figuratif. Sa réponse a été chaleureuse et instructive. Il m’a suggéré : 1- d’ex-pé-ri-men-té, 2- de voir si les bâtons à l’huile ne pouvaient pas m’aider à trouver la solution.

Ces bâtons à l’huile, j’en ai parlé dans mes posts précédents. Ils m’ont permis de me laisser aller dès l’entame du tableau et d’exprimer plus directement, en toute liberté, mes sensations. S’ils sont l’assise de mes peintures récentes, le pastel reste le matériau fondamental avec lequel j’exprime ma sensibilité. 

Au-delà des bâtons à l’huile, n’était-il pas temps de s’apercevoir que seule compte l’œuvre, et que peu importe les moyens utilisés? Mise en pratique de cette réflexion profonde avec Zohra au parc Güell : j’ai utilisé à peu près tout ce que recèle mon atelier, peinture à l’huile exceptée !