Chanson pour le Che

Chanson pour le Che ::: 31x39cm

Il arrive parfois (rarement !) qu’on sache, avant même d’avoir pressé le bouton de l’appareil photo, que l’on tient une image qui pourra faire un pastel. Ici, cet homme (en fait réfugié à l’abri de la pluie à l’entrée d’une boutique), chantait avec une telle intensité, une telle “saudade”, que je savais tenir la bonne image. Il était question du Che, de Santa Clara où il est né… je n’en comprenais pas plus.

J’ai là aussi utilisé les bâtons à l’huile, cette fois sur tous les éléments, même les plus petits. Cette approche directe, brute, brutale même me plaît infiniment. Je suis ensuite très à l’aise avec mes petits pastels si fins, si délicats, qu’on pourrait manipuler avec des pincettes…

Comprendre le sujet…

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Pour changer, je rendrai aujourd’hui hommage  à un livre. Je vous propose celui édité par Les éditions Ouest-France, L’impressionnisme se lève en Normandie. Où l’on découvre combien les peintres du XIXe siècle ont sillonné cette région. Ha ! comme j’aurais aimé fréquenter la ferme Saint-Siméon à cette époque !

Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté sans me lasser un cd plein de poésie : Higelin enchante Trénet

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La petite danseuse

La petite danseuse ::: 36x23cm

J’ai ici aussi utilisé les bâtons à l’huile sur toute la surface avant de saisir le premier pastel. Contrairement au tableau précédent, je n’ai pas cherché à créer un arrière-plan contenant les couleurs complémentaires à celles qui seraient utilisé avec les pastels. J’ai plutôt cherché à créer une assise “riche”, contribuant à apporter le plus de variations possible dans les nuances du tableau fini.

Comme souvent maintenant, le dessin est réalisé sur papier ordinaire et reporté ensuite par décalque sur le Pastelcard. Cette façon de procéder ne salit pas le papier. Je garde visible le tracé sur certaines zones, le recouvrant parfois d’un coup de crayon coloré.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté Lover man, de l’Archie Shepp quartet. Shepp, Burrell, Annette Lowman produisent un jazz plein de charme et d’énergie.

Hommage  à un peintre. Je vous propose aujourd’hui de découvrir Anne Ben-Or dont le travail me paraît très intéressant.

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Serveuse à La Havane

Serveuse à La Havane ::: 42x53cm

Je rêvasse en étudiant sur mon ordinateur les œuvres de Georges Braque et Paul Klee… Ces deux artistes sont abondamment cités dans le livre que m’a offert Marie Octobre, Le prince foudroyé, biographie de Nicolas de Staël écrite par Laurent  Greilsamer , livre lu à Cuba avec énormément de plaisir et d’enthousiasme, tant le côté passionné, presque enragé du peintre fascine. Pierre Lecuire dit de lui que c’est une « formidable volonté de faire toujours plus fort, plus aigu, plus raffiné, avec au bout l’idée du chef-d’œuvre suprême. » Un exemple à suivre, donc. (Même si une fois son œuvre accomplie, l’artiste se suicida.)

De retour en France; il me tardait évidemment de m’installer devant le chevalet avec mes pastels, bien décidé à faire évoluer ma façon de peindre. Pour cela, il me fallait apprendre à travailler rapidement, donc enchaîner les petits formats où l’on ne peut se perdre dans un travail de finition.

J’ai commencé à peindre il y a maintenant huit ans ; très vite j’ai cherché tous les moyens possibles pour arriver à superposer des couches de pigments sans que ces couches se fusionnent en une couleur éteinte, désaturée, en général très proche du gris. Lors de ce retour à l’atelier, après Cuba, et après de nombreux essais utilisant les matériaux les plus variés, je me suis enfin résigné : le pastel n’autorise pas le droit à l’erreur, le repentir n’existe pratiquement pas. (Beaucoup de pastellistes travaillent sur du papier coloré : c’est un moyen de donner du contraste à l’œuvre. Je n’aime pas cette façon de procéder).

Un peu déprimé, j’ai écrit à Casey Klahn, grand pastelliste américain, totalement atypique et auteur de pastels flirtant avec l’abstrait, pour solliciter son avis. Avec beaucoup de gentillesse il m’a donné deux conseils :

  • “Yes, yes and yes to experimentation! “
  • “ Essayez les oilsticks, ils se combinent très bien avec les pastels secs.

Ni une, ni deux, Amazon est mon ami (quoique…), deux jours après, j’expérimentais. Un paysage de mer m’a permis de commencer à comprendre le médium. (Attention, il faut de la place, et c’est encore plus salissant que le pastel…)

Voici le second tableau réalisé avec pastels secs et oil sticks. Qu’en pensez-vous ?

Marée basse

Marée basse
Marée basse ::: 57x42cm

J’avais ce pastel dans la tête depuis cet été. La photo a été faite lors de ma participation au Salon du Pastel en Bretagne, où, noyé sous la pluie, je suis allé chercher le soleil du côté de Granville.

J’ai voulu mettre ici à l’épreuve un pastel à tonalité claire à mes essais sur papier noir. J’ai préparé le dessin des personnages bien avant de commencer cette peinture. Ne voulant pas salir mon pastel avec mes dessins pleins d’hésitations, j’ai pris l’habitude de dessiner à part les personnages, la perspective et les éléments de décor, sur du papier à dessin. Ici, la plage était plutôt difficile à réaliser, je ne voulais pas avoir à la peindre autour des personnages. Ils ont été reportés sur la peinture par décalque, une fois la plage jugée satisfaisante. Ayant détouré les groupes de touristes du dessin sur l’ordinateur, j’ai pu les replacer à ma convenance, en privilégiant un placement en diagonale.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, avant d’aller le voir à l’Opéra Royal de Versailles (royal, non ?😊), Le Conte Ory, de Rossini.

Hommage à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous faire partager le travail d’un pastelliste américain, Bill Creevy.

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Chez Laurette

Chez Laurette par Didier Boutet
Chez Laurette ::: 39x39cm

Encore un pastel sur du Mi-Teintes noir. Je mange mon chapeau, me direz-vous, prétextant que j’ai toujours défendu la peinture sur fond blanc. Eh bien non ! Le blanc et le noir ne sont pas des couleurs, je ne pollue donc pas mon regard avec une dominante gênante. Le pastel est un médium que l’on peut classer dans la catégorie peinture ou dans la catégorie dessin (comme c’était le cas au XVIIIe siècle). C’est son côté magique ! J’ai choisi de privilégier le côté dessin et j’ai essayé, sur les deux dernières pièces, de me passer de l’estompe et de travailler à partir de traits. Les différentes teintes de ces traits se complètent et s’enrichissent du contraste avec le fond noir.

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, what else, le CD Delpech, le best of. Je ne suis pas fan de pop française, à part, justement, Michel Delpech.

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler le peintre américain Charlie Hunter. Magnifique.

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Visite à l’exposition Manguin

Manguin 1 ::: 32x25cm

 

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Manguin 2 ::: 25x34cm

Voici deux versions très différentes d’une photo prise lors de la magnifique exposition Manguin, au Musée des Impressionismes de Giverny.

La première, plus classique, a été peinte sur du papier aquarelle. J’ai fixé le papier humide sur une plaque de bois mélaminé à l’aide de bande d’encadrement kraft. Ça a très bien marché, j’ai commencé par créer un lavis léger à partir de peinture acrylique. Le papier est resté tendu, même quand, plus tard j’ai rempli la silhouette des personnages avec de l’encre de chine. Vraiment très content… jusqu’au moment d’enlever les bandes de kraft : le papier avait adhéré sur la mélamine ! Il y a eu un moment  “intense” quand j’ai décollé le pastel à l’aide d’un long couteau à découper le jambon !

Pas d’eau pour le second pastel : j’ai utilisé un Mi-Teintes Touch et j’ai fait un large usage du set de  pastels “Intenses 2” de Terry Ludwig que Françoise Bousquet a eu la grande gentillesse de me ramener des États-Unis. Adoptés !

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