Martine

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Martine ::: 46x46cm

Où j’arrive enfin à utiliser du Pastelmat…

Chaque travail sur ce papier se terminait invariablement pour moi, jusqu’à présent, par des jurons et des malédictions. Mais, sur les conseils de Marie-Hélène Dumas, j’ai tenté un nouvel essai. J’ai abordé le travail différemment des fois précédentes : j’ai travaillé uniquement avec des pastels durs (carrés Conté à Paris), et même ultra-durs (carrés Caran d’Ache) jusqu’à un stade très avancé. Les finitions ont été faites avec des carrés plus doux, les Nupastel de Prismacolor. Les applications successives de pastel sont fondues avec une brosse à poils durs

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Je travaille en musique :  j’ai écouté et réécouté Le Barbier de Séville après avoir vu au cinéma la version survitaminée de l’opéra de Rossini, mise en scène par Michieletto et donnée à l’Opéra Bastille en 2016. Séance de rattrapage en janvier !

Hommage du jour à un peintre. Je suis à chaque fois séduit par le travail de Felicity House, j’apprécie la façon ultra légère avec laquelle elle utilise le pastel.

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Le vieux bistrot

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Le vieux Bistrot ::: 43x30cm

Qu’ai-je été faire dans cette galère ?

Le sujet du pastel d’aujourd’hui, (ces petits personnages perdus dans le tableau) est compliqué, ardu, nouveau pour moi. Et à force de modifications, hésitations et retour en arrière, le papier ne veut plus, la partie sur laquelle je travaille n’accepte simplement plus le pastel. Les solutions connues, donner un coup de fixatif en bombe ou utiliser du gesso, présentent des inconvénients. Ce matin, à peine le café avalé, je suis monté me bagarrer avec Le vieux bistrot…j’en ai marre…

Après avoir peint pendant quelques années des paysages, entrecoupés d’une douzaine de portraits, il m’est apparu que j’avais atteint une limite dans ma façon d’aborder ce thème, et qu’il me fallait évoluer vers quelque chose de différent. J’ai commencé alors ma série “mystères”, avec des femmes sans regard, visage coupé sous des yeux ou vues de dos… Je me suis laissé porté par mon imagination, avec les chérubins du tableau éponyme…  Pas de quoi définir un style, d’autant plus que je multiplie les expériences, tant au niveau du support que du pastel, avec préparation à la gouache, à l’acrylique ou à l’aquarelle…

Patience, j’accumule de l’expérience ; comme disait Raffarin, « Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres. »

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, entre autres, le cd Fado Bailado de Rão Kyao . le fado interprêté au saxophone. Je ne me lasse pas d’écouter cet homme.

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler Emilio GRAU-SALA (1911-1975).  . Les informations sur ce peintre sont plutôt réduite, mais ce qu’on peut voir est intéressant.

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Lucignano

Pastel sec sur Pastelmat - 50x37cm - Novembre 2014 - 400€
Pastel sec sur Pastelmat – 50x37cm – Novembre 2014 – 400€

À un niveau technique, ce pastel représentant la Toscane du sud était intéressant par l’aspect si différent qu’ont les différents arbres. Par ailleurs, il est clair que le sujet principal est le groupe de bâtiment, et que la masse de verdure sert d’écrin. Il pouvait donc être judicieux de ne pas décrire trop précisément ces arbres tout en les rendant crédibles : un pin parasol doit rester un pin parasol, un olivier doit rester un olivier.

J’ai utilisé du Pastelmat blanc. Mais je suis revenu travailler le ciel terminé avec de la gesso, tamponnée avec un pinceau, pour donner plus de présence et d’irrégularité au ciel. Les arbres ont été abondamment griffés avec du papier de verre de différents grains, ce qui m’a permis de fondre les différentes teintes, et d’apporter de la complexité. Il y a 10 000 façons différentes de ne pas décrire trop précisément un objet placé dans un tableau. C’est amusant d’analyser comment la qualité et l’importance du “flou” arrivent à rendre —ou pas — la matière de cet objet. Les arbres du premier plan en bas à droite doivent avoir le bon contraste et les bonnes teintes pour être perçus comme étant des arbres, mais cela ne suffit pas : le peintre doit agir de telle façon que le spectateur recrée l’objet en mettant à contribution sa mémoire visuelle.

Nour aime les glaces

J’ai passé une dizaine de jours en Toscane avec famille et amis, fin septembre. J’ai pris la photo qui a servi de base à ce pastel avec mon téléphone. La lumière à contre-jour était magnifique et dessinait parfaitement le visage de Nour. J’ai immédiatement su que j’avais dans la boîte LA bonne photo pour un portrait au pastel.

La pièce ci-dessous devait servir de répétition générale avant d’entamer le tableau définitif. J’ai utilisé du carton gris, recouvert de peinture acrylique puis de gesso. Plus j’avançais, plus je sentais que je tenais quelque chose : j’ai employé pour la première fois sur un portrait la technique que j’emploie sur mes paysages : un mille-feuille de teintes séparées par de fines couches de fixatif. Le mouvement de la main était libre, les couleurs venaient naturellement. Visuellement, il y avait un aspect “peinture à l’huile au couteau” qui me plaisait bien. C’était très beau, mais il me fallait me rapprocher un peu plus de la Nour que je connais. Donc, modifier certains détails… Et là, à trop vouloir rentrer dans l’image, je me suis un peu égaré dans les détails et perdu l’aspect peinture à l’huile… On peut retrouver le rendu initial en observant les mains. Je me suis également perdu dans les versions et retouches de retouches, j’ai bien senti que le support exprimait une certaine lassitude… Qu’à cela ne tienne, certains endroits ont été recouverts à nouveau de gesso… Didier 1, support 0.

Nour aime les glaces - Pastel sec sur carton et gesso - 42x33cm - Octobre 2014 - 500€
Nour aime les glaces – Pastel sec sur carton et gesso – 42x33cm – Octobre 2014 – 500€