Le vieux bistrot

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Le vieux Bistrot ::: 43x30cm

Qu’ai-je été faire dans cette galère ?

Le sujet du pastel d’aujourd’hui, (ces petits personnages perdus dans le tableau) est compliqué, ardu, nouveau pour moi. Et à force de modifications, hésitations et retour en arrière, le papier ne veut plus, la partie sur laquelle je travaille n’accepte simplement plus le pastel. Les solutions connues, donner un coup de fixatif en bombe ou utiliser du gesso, présentent des inconvénients. Ce matin, à peine le café avalé, je suis monté me bagarrer avec Le vieux bistrot…j’en ai marre…

Après avoir peint pendant quelques années des paysages, entrecoupés d’une douzaine de portraits, il m’est apparu que j’avais atteint une limite dans ma façon d’aborder ce thème, et qu’il me fallait évoluer vers quelque chose de différent. J’ai commencé alors ma série “mystères”, avec des femmes sans regard, visage coupé sous des yeux ou vues de dos… Je me suis laissé porté par mon imagination, avec les chérubins du tableau éponyme…  Pas de quoi définir un style, d’autant plus que je multiplie les expériences, tant au niveau du support que du pastel, avec préparation à la gouache, à l’acrylique ou à l’aquarelle…

Patience, j’accumule de l’expérience ; comme disait Raffarin, « Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres. »

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Je travaille en musique : cette fois-ci, j’ai écouté, entre autres, le cd Fado Bailado de Rão Kyao . le fado interprêté au saxophone. Je ne me lasse pas d’écouter cet homme.

Hommage du jour à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler Emilio GRAU-SALA (1911-1975).  . Les informations sur ce peintre sont plutôt réduite, mais ce qu’on peut voir est intéressant.

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Ferdinand

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Pastel sur papier à grain blanc 180g ::: 40x40cm

Le portait et l’anecdotique

J’ai été fouiner sur internet pour parler du portrait de mon fils, et je suis tombé sur Wikipédia sur ce début d’article qui correspond exactement (en mieux écrit !) avec ce que je voulais exprimer :

Un portrait bien exécuté doit montrer l’essence intime de l’objet (du point de vue de l’artiste) ou une représentation flatteuse, et pas seulement une ressemblance littérale. Comme l’écrit Aristote : « Le but de l’art n’est pas de présenter l’aspect extérieur des choses mais leur signification intérieure; pour cela, l’apparence externe et les détails ne constituent pas la vraie réalité ». Les artistes peuvent tendre au réalisme photographique ou à une similitude impressionniste en représentant leur sujet mais cela diffère d’une caricature qui tente de révéler le caractère par exagération des traits physiques. Comme l’écrit Edward Burne-Jones : « La seule expression admissible dans un grand portrait est l’expression du caractère et de la qualité morale, rien de ce qui est temporaire, éphémère, ou accidentel ».

Dans la plupart des cas, cela se traduit par un regard grave et des lèvres closes, quoi que ce soit au-delà d’un léger sourire étant plutôt rare historiquement. Où, comme le dit Charles Dickens : « Il n’y a que deux styles de peinture de portrait : le sérieux et le sourire affecté ». Même en tenant compte de ces limites, une gamme complète d’émotions subtiles est possible, de la calme menace au doux contentement. Cependant, avec une bouche relativement neutre, une grande partie de l’expression du visage doit être créée avec les yeux et les sourcils. Comme le déclare l’écrivain et artiste Gordon C. Aymar : « les yeux sont le lieu on l’on cherche l’information la plus complète, fiable et pertinente » sur le sujet. Et les sourcils peuvent signifier, « presque à aux seuls, l’émerveillement, la pitié, la peur, la douleur, le cynisme, la concentration, la nostalgie, le mécontentement et l’attente, en infinies variations et combinaisons ».

Bon… Je n’avais pas tout ça en tête quand j’ai photographié Ferdinand, mais, comme pour Felix mon autre fils, et tous les portraits précédents, j’étais bien conscient que le sujet doit être “grave” et ne pas rire aux éclats ( à part peut-être un enfant…). Ce qui a induit délais et ajournements, entre coupes de cheveux inadéquates et crises de fou rire et autres blagues de potache qui énervent le photographe…

Ce portrait a été réalisé, comme les précédents, sur du papier Canson à grain. Je suis gêné, quand je portraitise, par le grain des papiers spécialisés. Et je me suis offert le set Portrait de chez Unison, qui a répondu totalement à mes attentes. J’ai également utilisé des pastels Girault, des carrés Prismacolor NuPastel et des crayons pastel Conté.

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Je travaille en musique : j’ai écouté, entre autres, l’Elisir d’Amore de Donizetti avec  Ileana Cotrubas, Plácido Domingo ; Royal Opera House Orchestra & Chorus, direction John Pritchard. Magnifique !

Enfin, je compléterai dorénavant mes billets de blog par un hommage à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler Casey Klahn son blog et sa page Facebook. Casey, est un grand artiste. Il nous montre la voie vers ce que devrait être le pastel en 2017 ; il n’est pas par ailleurs avare de conseils. Conseil n° 1 : Expérimentez !

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Lucignano

Pastel sec sur Pastelmat - 50x37cm - Novembre 2014 - 400€
Pastel sec sur Pastelmat – 50x37cm – Novembre 2014 – 400€

À un niveau technique, ce pastel représentant la Toscane du sud était intéressant par l’aspect si différent qu’ont les différents arbres. Par ailleurs, il est clair que le sujet principal est le groupe de bâtiment, et que la masse de verdure sert d’écrin. Il pouvait donc être judicieux de ne pas décrire trop précisément ces arbres tout en les rendant crédibles : un pin parasol doit rester un pin parasol, un olivier doit rester un olivier.

J’ai utilisé du Pastelmat blanc. Mais je suis revenu travailler le ciel terminé avec de la gesso, tamponnée avec un pinceau, pour donner plus de présence et d’irrégularité au ciel. Les arbres ont été abondamment griffés avec du papier de verre de différents grains, ce qui m’a permis de fondre les différentes teintes, et d’apporter de la complexité. Il y a 10 000 façons différentes de ne pas décrire trop précisément un objet placé dans un tableau. C’est amusant d’analyser comment la qualité et l’importance du “flou” arrivent à rendre —ou pas — la matière de cet objet. Les arbres du premier plan en bas à droite doivent avoir le bon contraste et les bonnes teintes pour être perçus comme étant des arbres, mais cela ne suffit pas : le peintre doit agir de telle façon que le spectateur recrée l’objet en mettant à contribution sa mémoire visuelle.

Ansicourt

Beaucoup de « recherches » pour ce pastel, j’ai pratiquement noyé mon atelier ! Utilisant du papier blanc, j’ai toute possibilité pour appliquer une couleur de fond zone par zone et pour l’étendre au pinceau en utilisant l’eau comme pour une aquarelle. Plusieurs avantages : saturer le papier de couleur, et donc rendre l’image plus intense en supprimant les points blancs qui pourraient rester sous le pastel appliqué après séchage. Ou, au contraire, déposer une couleur complémentaire qui fera vibrer la couleur déposée après séchage. Dans les deux cas, un avantage certain, celui de fixer la couleur sous-jacente et donc de garder la couleur de dessus plus pure et plus intense.

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 36 CM
PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 36 CM