Ferdinand

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Pastel sur papier à grain blanc 180g ::: 40x40cm

Le portait et l’anecdotique

J’ai été fouiner sur internet pour parler du portrait de mon fils, et je suis tombé sur Wikipédia sur ce début d’article qui correspond exactement (en mieux écrit !) avec ce que je voulais exprimer :

Un portrait bien exécuté doit montrer l’essence intime de l’objet (du point de vue de l’artiste) ou une représentation flatteuse, et pas seulement une ressemblance littérale. Comme l’écrit Aristote : « Le but de l’art n’est pas de présenter l’aspect extérieur des choses mais leur signification intérieure; pour cela, l’apparence externe et les détails ne constituent pas la vraie réalité ». Les artistes peuvent tendre au réalisme photographique ou à une similitude impressionniste en représentant leur sujet mais cela diffère d’une caricature qui tente de révéler le caractère par exagération des traits physiques. Comme l’écrit Edward Burne-Jones : « La seule expression admissible dans un grand portrait est l’expression du caractère et de la qualité morale, rien de ce qui est temporaire, éphémère, ou accidentel ».

Dans la plupart des cas, cela se traduit par un regard grave et des lèvres closes, quoi que ce soit au-delà d’un léger sourire étant plutôt rare historiquement. Où, comme le dit Charles Dickens : « Il n’y a que deux styles de peinture de portrait : le sérieux et le sourire affecté ». Même en tenant compte de ces limites, une gamme complète d’émotions subtiles est possible, de la calme menace au doux contentement. Cependant, avec une bouche relativement neutre, une grande partie de l’expression du visage doit être créée avec les yeux et les sourcils. Comme le déclare l’écrivain et artiste Gordon C. Aymar : « les yeux sont le lieu on l’on cherche l’information la plus complète, fiable et pertinente » sur le sujet. Et les sourcils peuvent signifier, « presque à aux seuls, l’émerveillement, la pitié, la peur, la douleur, le cynisme, la concentration, la nostalgie, le mécontentement et l’attente, en infinies variations et combinaisons ».

Bon… Je n’avais pas tout ça en tête quand j’ai photographié Ferdinand, mais, comme pour Felix mon autre fils, et tous les portraits précédents, j’étais bien conscient que le sujet doit être “grave” et ne pas rire aux éclats ( à part peut-être un enfant…). Ce qui a induit délais et ajournements, entre coupes de cheveux inadéquates et crises de fou rire et autres blagues de potache qui énervent le photographe…

Ce portrait a été réalisé, comme les précédents, sur du papier Canson à grain. Je suis gêné, quand je portraitise, par le grain des papiers spécialisés. Et je me suis offert le set Portrait de chez Unison, qui a répondu totalement à mes attentes. J’ai également utilisé des pastels Girault, des carrés Prismacolor NuPastel et des crayons pastel Conté.

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Je travaille en musique : j’ai écouté, entre autres, l’Elisir d’Amore de Donizetti avec  Ileana Cotrubas, Plácido Domingo ; Royal Opera House Orchestra & Chorus, direction John Pritchard. Magnifique !

Enfin, je compléterai dorénavant mes billets de blog par un hommage à un peintre. Aujourd’hui, je voudrais vous signaler Casey Klahn son blog et sa page Facebook. Casey, est un grand artiste. Il nous montre la voie vers ce que devrait être le pastel en 2017 ; il n’est pas par ailleurs avare de conseils. Conseil n° 1 : Expérimentez !

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Selfies rapides

 

Selfies ::: pastel sec

Pour me libérer de la tension et des doutes que ‘Chérubins » avait suscité, me suis lâché sur ces six esquisses rapides (1/2h à 2h par pastel). L’idée étant de faire « one pastel a day » et de voir à quel point je pouvais m’écarter du photoréalisme sur un portrait.

Enfin, j’ai vu la lumière sur le dernier essai :

Didier le pastelliste ::: 20x30cm

Chérubins

Chérubins ::: gouache et pastel – 45x45cm

En voilà un qui n’était pas facile ! Je me suis inspiré d’une reproduction d’œuvre affichée au mur d’une chambre d’hôte, en Grèce. Tableau signé, mais auteur inconnu sur internet… J’ai pas mal modifié l’image, que ce soit au niveau du fond ou au niveau des visages. Visages inventés, reconstruits, sans référence à aucun modèle. Je ne referai pas !
J’ai largement préparé le fond à la gouache, avec des teintes proches du but à atteindre. Et après avoir essayé divers papiers, la version finale a été réalisée sur Mi Teintes Touch blanc épais.

Le jour et la nuit

Le jour et la nuit ::: pastel sec – 39x29cm

J’ai pu participer à un stage avec Penelope Milner lors du Salon International du Pastel de Giverny. La journée a été agréable, chaleureuse, riche d’enseignements. Après avoir défini le cadrage et les ombres et lumières dans un coin de la feuille, nous avons gouaché le papier en nous inspirant plutôt librement de notre croquis. Cette mise en couleur globale a servi de point de départ à la peinture au pastel. Le papier était coloré, Penelope posait les couleurs en complémentarité avec la teinte du papier. J’ai repris ici ce principe, mais sur une feuille blanche, et en déterminant les couleurs de ma sous-couche de façon qu’elles préfigurent celles qui seront posées à l’aide des bâtons. Ill s’agissait pour moi de créer pour chaque zone une sous-couleur unificatrice.