Ferdinand

Je passe des heures, avant chaque peinture, à parcourir ma photothèque à la recherche de LA bonne image à peindre. Pour des tas de raisons, une bonne photo ne fait pas forcément une bonne peinture. Pour la douzaine de portraits que j’ai pour l’instant peins, je n’ai jamais été totalement satisfait des images qui m’ont servi de modèle.

Au hasard de mes pérégrinations sur le web, à trois heures du matin, je suis tombé sur le site d’une artiste australienne, Vicki Sullivan, et j’ai soudain vu la lumière.  Mes prochains portraits seront réalisés à partir de photos studio où je pourrai adapter exactement l’éclairage à  l’atmosphère que je souhaite représenter : des ambiances à la fois classiques, solennelles, graves.

Mes fils Ferdinand et Felix ont inauguré cette nouvelle façon de travailler avec une séance de pose agréable, détendue et productive. J’ai tiré au sort celui qui aurait le privilège d’être maltraité le premier.

J’ai fait quelques essais sur différents papiers, et vraiment, les papiers « spécial pastel » ne sont pas adaptés au portrait. J’ai opté en définitive pour du papier à grains Clairefontaine. J’ai été totalement satisfait de mon choix, ce papier permet beaucoup, le pigment adhère bien, la soufflette est inefficace mais la gomme n’abime pas le papier. Finalement, j’ai l’impression que le tableau est moins vulnérable aux aléas des secousses, du transport ou des maladresses. Rassurant !

FERDINAND, PASTEL SUR CLAIREFONTAINE À GRAINS 38 X 54 CM – MAI 2014
FERDINAND, PASTEL SUR CLAIREFONTAINE À GRAINS 38 X 54 CM – MAI 2014

 

Faith

Après le portrait de Charles, je me suis senti prêt pour réaliser un deuxième portrait de Faith. Certains de ceux qui lisent ce blog l’ont connu, nous étions mariés ; elle est décédée il y a aujourd’hui vingt mois. Le précédent portrait, réalisé il y a tout juste un an, ne m’avait pas satisfait. Celui-ci est plus conforme avec ce que je voulais obtenir. 

D'après une photo prise à Londres, Noël 2005
D’après une photo prise à Londres, Noël 2005

 

Ian

Je me suis inscrit à un stage de quatre jours avec Gwenneth Barth cet été. Par ailleurs des amis anglais ont été assez gentils pour me confier la réalisation des portraits de leurs filles jumelles. Deux bonnes raisons de travailler ce type de peinture où je me sens clairement moins à l’aise qu’avec les paysages.

J’ai réalisé un certain nombre de croquis de Ian, conscient que le volume est défini par les ombres et par les lumières et non par les traits (contours des yeux, bouche, visage, etc. ). Ces essais ont été exécutés à la sanguine, aux pastels (avec trois crayons, d’un brun plus ou moins foncé), et finalement avec des crayons fusain.

Je me suis alors senti suffisamment à l’aise pour commencer mon pastel. Contrairement aux portraits précédents, je n’ai pas effectué la mise en place  par triangulation, c’est à dire en mesurant précisément les distances séparant les points remarquables les uns des autres : j’ai simplement pris comme unité la valeur nez/menton qui correspond à la valeur nez/haut des sourcils. J’ai également appliqué en fond d’image une couleur de peau “moyenne” à toute la zone du visage en l’étalant bien pour qu’il n’y ait jamais de zone blanche dans le visage.

J’ai appliqué à la lettre les conseils de Gweneth Barth, qui passe énormément de temps à dessiner son sujet et commence à introduire de la couleur, d’abord timidement, en commençant par les valeurs matérialisant les ombres.

Je me suis beaucoup servi des pastels Unison qu’on m’a offerts à Noël en Écosse. Merci Lizzy !

Canson Mi-teintes Touch blanc 30x45 cm
Canson Mi-teintes Touch blanc 30×45 cm