Les Barrières, crépuscule d’été

J’aurais pu appeler cette pièce : “ Marie-Pierre interroge le métier de tisserand ” ou même “ Le déjeuner sur l’herbe ” , c’est rigolo de trouver des titres décalés, ça déclenche pas mal de discussions sur Facebook. Bref, Les barrières, c’est chez mes vieux amis Agnès et Jacot, dans le Tarn. J’avais fait un pastel au même endroit, l’année dernière. Il est ici. J’ai l’impression depuis d’avoir progressé et d’être parvenu à aller chercher les contrastes, ce qui n’est pas évident avec ce médium.

L’année dernière, j’avais employé dans les sombres le magnifique Sennelier 199. Magnifique, mais comme souvent chez Sennelier, peu adhérant. Le tableau a été envoyé à Balaruc par transporteur – TNT, à éviter à tout prix – et les vibrations dans l’avion ont gentiment fait descendre toute la poudre de ce vert 199 au bas du tableau. J’utilise maintenant généreusement le fixatif en court de travail, j’envisage même de ne plus protéger le pastel par une vitre. Prendrai-je un jour le risque ?

Pastel sec sur Canson Mi-teintes Touch Blanc – 37x52cm – Août 2014
Pastel sec sur Canson Mi-teintes Touch Blanc – 37x52cm – Août 2014

Nu sortant du bain

Ce paysage du Vexin a été peint dans le Tarn, dans la menuiserie où je peins chaque été en compagnie de mon ami Charles, pastelliste abstrait rétif à la communication numérique. Comme nous rigolons beaucoup en travaillant, nous avons soudain émis l’idée de donner le même titre à nos œuvres en cours.

Je me suis amusé ici à ne définir que l’élément central, les premiers plans et arrière-plans étant relativement peu précis. Pour que ça fonctionne, les couleurs doivent être très soigneusement choisies et équilibrées.

PASTEL SUR ART SPECTRUM VERT 31 X 31 CM – AOUT 2014
PASTEL SUR ART SPECTRUM VERT 31 X 31 CM – AOUT 2014