Nous ne sommes pas sur les contreforts des Alpes, mais la photo a été prise au téléobjectif. C’est amusant de peindre un paysage resserré comme celui-ci. Je ne réussis pas très bien les grands espaces, c’est difficile de produire une peinture homogène à partir de tous les détails disparates qui font partie d’un panorama.
Déterminé à ne pas me perdre dans les détails des photos qui me servent de modèle, j’ai décidé de faire dans le petit format : 12 x 12 cm. Là, il faut obligatoirement aller à l’essentiel.
L’intérêt doit provenir des variations de couleur et de luminosité, variations qui suggèrent les formes et les détails du réel, mais ne leur sont pas superposables . Commence un jeu de superpositions de couleurs, de mélange de craies tendres et de craie dures, de fondus et de traits bruts. Sympa, parce qu’on est obligé de se lâcher.
Petit problème existentiel avec les paysages : je n’arrive à prendre de l’autonomie par rapport à la photo. Je devrais aller travailler sur le motif, mais bon… plus tard dans l’année peut-être…
Je me suis senti poussé des ailes avec le précédent pastel, Momo. Il y a un espèce de dialogue avec le personnage à travers la photo. Le but est d’être photoréaliste, pas trop cependant ; il faut définir une atmosphère, une ambiance. Et l’on voit des détails qui avaient échappé : l’élégance de Margot, la profondeur du sommeil de Noémie, visible dans les muscles de la joue. Il y a les détails sur lesquels il faut être précis, d’autres qui doivent être simplifiés pour que l’image soit plus lisible.
Bref, beaucoup de plaisir !
Cette image de Momo a été agréable à réaliser. Pour le pastelliste, la mise en volume du visage d’une personne âgée est plus facile à réaliser que celui d’une jeune femme de vingt ans. J’ai commencé par des valeurs plutôt sombres et saturées et j’ai éclairci progressivement. À la fin, je sentais que ça allait marcher, la tension était vraiment forte, en particulier lors du dessin des lunettes, où il ne fallait pas dévier. Je n’ai pas dévié, j’ai aussitôt photographié le pastel, vite, un Lexomyl !
Je me suis abonné à deux groupes de pastellistes sur Facebook. Ils sont tout deux d’origine américaine – on y parle donc anglais.
On y trouve de très belles choses et les discussions sont tout à fait intéressantes.
Pastel Society of America :
http://www.facebook.com/groups/Pastelsocietyofamerica/
Passionate about Pastels :
http://www.facebook.com/groups/71772922083/
C’est terrible comme en peinture aussi, la page blanche déclenche l’angoisse ! J’avais choisi de travailler sur du papier Pastelmat et je n’arrivais pas à dégrader les couleurs de la mare sans faire de trainées. Ce papier ne diffuse pas, c’est un vrai buvard. J’ai donc oublié la mare et attaqué la verdure. Là, l’inconvénient du papier devient un avantage, c’est très agréable à travailler.
Je suis revenu à la mare ultérieurement, mais la transparence n’y était pas. Et le papier était saturé, il n’y avait plus de place pour le pigment. Qu’à cela ne tienne, j’ai réalisé un pochoir grossier, l’ai placé à 5cm du papier, et j’ai peint à la bombe blanche sur le pastel ! La mare était plus claire et la couche de peinture permettait d’accrocher de nouvelles couches de pigment.
Ce blog présente mes pastels. Vos commentaires, positifs ou négatifs, sont bienvenus. En navigant dans les menus ci-dessus vous pourrez consulter les pages consacrées aux photos et dessins et à la restauration de fauteuil.
Vous pouvez me laisser un message privé en utilisant cette adresse : didierboutet.wordpress@sfr.fr
| fedor on L’eglise de Montreuil vu… | |
| gliksman on L’eglise de Montreuil vu… | |
| pierre on Tapisserie | |
| Jean-Claude Lenaerts on La maison de Saint-Cado | |
| Jean-Claude Lenaerts on La maison de Saint-Cado |
Un Blog WordPress.com. Thème : Nishita par Brajeshwar.