Bords de l’Epte, février

La parenthèse travaux lourds terminée, j’ai été plus qu’heureux de reprendre mes bâtons. Cette image représentait un challenge, avec ses tourbillons d’eau, ses branches et ses feuilles… J’ai utilisé pour la première fois le Mi teintes Touch épais, il ne gondole pas, ce qui permet d’assurer le trait.

L’image a des contrastes forts, et je voulais conserver cette propriété, en contradiction avec le pastel où la poudre se dépose partout et atténue les contrastes. J’ai essayé d’être parcimonieux et économe avec mes craies, spécialement sur les arbres. J’ai pensé résoudre le problème en peignant ces éléments.  Les branches ont donc été peintes à l’aide de pinceaux d’aquarelle : en bas de la feuille, (verticale sur le chevalet, comme d’habitude), j’ai disposé du papier de verre sur lequel je frottais le bâton de couleur adéquate. Le papier de verre remplace la palette, j’y ai fait mes mélanges. Avantage supplémentaire, je peux obtenir un bord net et ne pas laisser de vide entre les grains du papier.

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 59 X 40 CM

 

Peupliers, soleil couchant

J’ai pris beaucoup de plaisir à peindre ce pastel, même si j’ai dû faire une pose de trois semaines consacrés des travaux de rénovation dans mon appartement entre le début et la fin de sa réalisation. Le sujet autorisait beaucoup de liberté quant aux couleurs et la disposition anarchique des plantes me laissait toute liberté pour libérer ma main et mon geste.

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 52 X 39 CM

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 52 X 39 CM

J’ai eu des visiteurs lors de l’étape de finalisation de la peinture. Ils m’ont interrogé sur  la façon dont je mettais en place ma peinture. Il est difficile, vu de l’extérieur, d’imaginer comment l’œuvre nait ; voici donc pour ceux que ça intéresse des photos d’étapes de cette réalisation.

Etapes

Retour sur L’église de Montreuil

Nouvelle, et sans doute dernière version de L’église de Montreuil. J’ai comme sur le tableau précédant, appliqué des couleurs  (diluées à l’eau) selon les différentes zones. Le fond du ciel est rose, par exemple. Je suis très heureux du rendu de ce ciel, mais je dois avouer que j’ai appliqué ces sous-couches un peu au hasard, en cherchant les complémentaires aux couleurs de la photo… Expérimentation heureuse !

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 35 CM

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 35 CM

 

Ansicourt

Beaucoup de "recherches" pour ce pastel, j’ai pratiquement noyé mon atelier ! Utilisant du papier blanc, j’ai toute possibilité pour appliquer une couleur de fond zone par zone et pour l’étendre au pinceau en utilisant l’eau comme pour une aquarelle. Plusieurs avantages : saturer le papier de couleur, et donc rendre l’image plus intense en supprimant les points blancs qui pourraient rester sous le pastel appliqué après séchage. Ou, au contraire, déposer une couleur complémentaire qui fera vibrer la couleur déposée après séchage. Dans les deux cas, un avantage certain, celui de fixer la couleur sous-jacente et donc de garder la couleur de dessus plus pure et plus intense.

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 36 CM

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 36 CM

L’eglise de Montreuil vue du chemin de l’Epte — le retour

Parmi mes bonnes résolutions de début d’année figurait la volonté de réaliser un pastel tous les 15 jours. Bon, c’est mal parti, mais j’ai fait quelques aquarelles et j’ai pas mal bougé…

En automne, un ami m’avait passé commande d’un tableau représentant le village. J’ai décidé de reprendre un sujet sur laquelle j’avais déjà travaillé (on peut la voir ici).

Ce tableau avait été réalisé en mars 2012. Presque deux ans après, en peignant, j’ai retrouvé la mémoire de tous les éléments qui composent ce paysage et de la peine que j’avais eue à les traiter. Sans hésitation, l’évolution technique est importante, et je suis heureux que ce retour sur image me permette de mesurer les progrès accomplis.

Pour autant… je ne suis pas certain d’aller dans la bonne direction (éternels doutes !) : jouer avec les couleurs est addictif, je suis à chaque fois grisé, et mon imposante collection de pastels ne suffit pas à répondre aux possibilités que je découvre à l’occasion de chaque nouvelle peinture. Me concentrer sur ces assemblages de couleurs ne me fait-il pas passer à côté d’une vision plus globale du sujet ? En d’autres termes, où est le style ? Vaste sujet sur lequel je ne m’étendrai pas ce soir. Mais dès demain j’essaye de remonter mon ratio annuel en retravaillant le même sujet !

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 34 CM

PASTEL SUR CANSON MI-TEINTES TOUCH BLANC 50 X 34 CM

Faith

Après le portrait de Charles, je me suis senti prêt pour réaliser un deuxième portrait de Faith. Certains de ceux qui lisent ce blog l’ont connu, nous étions mariés ; elle est décédée il y a aujourd’hui vingt mois. Le précédent portrait, réalisé il y a tout juste un an, ne m’avait pas satisfait. Celui-ci est plus conforme avec ce que je voulais obtenir. 

D'après une photo prise à Londres, Noël 2005

D’après une photo prise à Londres, Noël 2005

 

La vallée de l’Epte

Ce pastel était à l’origine à but formateur et devait être exécuté à quatre mains, mais mon élève a finalement préféré me regarder travailler. J’avais choisi une image simple, une vue prise il y a exactement un an, avant que le soleil se couche, mais je me suis laissé prendre au jeu et je me suis amusé à jouer sur les contrastes, les complémentaires et les nuances. Je regrette de ne pas avoir minoré la taille des collines situées à l’horizon, bien qu’elles aient cette importance dans la réalité. Il est amusant de jouer à mettre en valeur une zone, ici la zone intermédiaire. Mais j’ai pris également du plaisir à rendre les labours, leur matière, bien spécifique, m’a posé pas mal de problèmes.

MI-TEINTES TOUCH BLANC 30X45CM

MI-TEINTES TOUCH BLANC
30X45CM

J’expose au 14eme Salon d’Arts Actuels de Magny-en-Vexin. L’exposition dure du samedi 23 novembre au jeudi 28 novembre 2013.

Le salon se déroule à la salle des fêtes, de 14 à 18h. L’entrée est libre.

33eme Salon d’automne de GISORS

J’expose au 33eme Salon d’automne de GISORS. L’exposition dure du samedi 9 au dimanche 17 novembre 2013.

Le salon se déroule dans la salle des fêtes, place des libertés, de 14h à 15h. L’entrée est libre.

Je serai sur place samedi 9 en début d’après-midi.

Charles

J’ai utilisé pour ce pastel une photo de mon ami Charles, prise dans le restaurant familial à Liège, Autour du monde.

J’étais resté plutôt dubitatif, après le stage de Gwynneth  Barth, quant à l’intérêt de faire poser le modèle pour réaliser son portrait au pastel. Je préfère utiliser une photo. Mais je me suis également aperçu lors de ce stage que passer son temps à zoomer sur l’image à l’écran pour voir les détails n’était pas satisfaisant. J’étais donc plutôt impatient de tester la façon de résoudre ce problème que j’avais imaginée : afficher à l’écran le visage aux mêmes dimensions que sur le papier et s’interdire de zoomer ; mesurer les dimensions sur l’écran, à l’aide d’une bande cartonnée comprenant  deux repères correspondants à la distance qui sépare les yeux. Cette valeur (à peu près 9 cm, ici) est divisée en trois sous-divisions égales. Tout est donc mesuré à l’aide de cette bande comprenant quatre repères, les valeurs de la bande cartonnée étant ensuite reportées sur le papier. Ce dispositif hyper simple est complété par l’utilisation de repères verticaux et horizontaux sur l’écran.

Je me suis senti à l’aise avec cette façon de procéder. Je suis revenu au papier spécial pastel Mi-Teintes Touch blanc, (papier spécial pastel, donc), après avoir utilisé au stage de Gwynneth  Barth le papier plus généraliste Mi-Teintes couleur cachou. Je trouve que les deux fonctionnent également bien. Une stagiaire d’origine suisse m’avait fait découvrir à Tournus les produits Caran d’Ache. Je leur ai commandé le set “portraits” comprenant vingt crayons et vingt craies carrées super dures aux teintes chair. Elles m’ont été précieuses. L’équilibre des couleurs sur une peau d’Européen est une des choses les plus complexes qui soient. Comme je ne suis pas très à l’aise sur les teintes à utiliser et leur interaction, l’usage de ces pastels durs permet de faire évoluer ces teintes de façon imperceptible.

Mi-Teintes Touch blanc 40x40cm

Mi-Teintes Touch blanc
40x40cm

Villiers-Adam

 

J’ai été invité à participer à une journée Peintres dans la ville, à Villiers Adam. Vincent Barailler, l’organisateur, nous avait présenté des photos montrant les points de vue possibles. J’ai choisi un emplacement situé à l’extérieur du village, les plans s’échelonnant vers l’horizon à la manière d’un Pissarro quand il peignait à quelques kilomètres de là.  Ciel irrégulier, mais Météo-France annonçait de belles éclaircies pour l’après-midi. Grossière erreur ! Mais je m’étais couvert en commençant par le ciel et en faisant de sorte que les nuages permettent d’imaginer le village, soit éclairé par une éclaircie, soit caché du soleil.

Je n’avais pas prévu que l’endroit allait servir également de point de rassemblement pour les chasseurs pour qui c’était la journée d’ouverture de la chasse. J’ai eu beaucoup de visites, y compris celle d’un chevreuil qui a bondi du champ de maïs derrière moi. Immédiatement, il se trouve juste entre un chasseur (à 50m) et moi. Le chasseur arme, me voit, rabaisse le canon de son arme en me regardant. Je l’entends penser… Un chevreuil sauvé par l’ART ! Magnifique !

J’ai travaillé jusqu’à 16 heures, et les yeux saturés, j’ai remballé mon matériel pour finir à la maison. Pas évident du tout de détacher les différents plans alors que la lumière est si mauvaise. Tout le contraste de l’image interroge le peintre. On trouve la peinture terne, mais objectivement, c’était lugubre ! Finalement, après avoir beaucoup travaillé sur les verts, je me suis mis à peindre les maisons et leurs toits. Je fais plusieurs essais, clairs, foncés, ça ne fonctionne pas.  J’ai essayé différentes valeurs et c’était toujours aussi insatisfaisant, jusqu’à ce que je retrouve ma culture de photographe et que je sature ces maudits toits.

(Rappel : on parle chez les peintres de valeurs et de couleurs sans vraiment mentionner la saturation, qui est chez les photographes un des trois éléments qui décrivent une couleur, les deux autres étant la luminosité (valeur) et la teinte ).

 

Canson Mi-Teintes Touch blanc  32x46cm

Canson Mi-Teintes Touch blanc 32x46cm

Stage de portrait à Tournus

J’ai participé il y a huit jours au stage de portrait au pastel de Gwenneth Barth. Il y avait en fait quatre stages différents, organisés par la Société des pastellistes de France : nu, portrait, nature morte et paysage, animés respectivement par Sylvain Loisant, Gwenneth Barth, Chris et Sophie Amauger.  Nous étions huit autour de Gwenneth, et deux modèles féminins se relayaient pour poser.

La dizaine de portraits que j’ai dû peindre jusqu’à ce stage étaient tous réalisés à partir de photos affichées sur mon ordinateur. C’est rassurant, le modèle ne bouge pas, on peut zoomer sur lui, on a la possibilité de lui superposer une grille qui permet de s’y retrouver (plus ou moins) dans les proportions… Mais la définition de l’image peut être pourrie, la lumière abominable, la pose anecdotique… Beaucoup de différence avec un modèle qu’on aura placé avec soin, qui va prendre l’air inspiré d’un poète tourmenté sous un éclairage à tonalité théâtrale.

Cependant, je ne suis pas certain d’être emballé par cette façon traditionnelle de pratiquer le portrait. Le modèle est loin, prendre les proportions du visage, un œil clos, le bras tendu, et un pinceau entre le pouce et l’index me paraît manquer singulièrement de précision.  La distance est un autre obstacle et tout le monde, y compris Gwenneth, s’approchait du modèle pour saisir un détail, ou comprendre comment la lumière tournait sur les volumes du visage.

Cette remise en cause de la façon traditionnelle de travailler sur un portrait ne m’empêche pas d’être ravi d’avoir pu profiter des conseils de Gwenneth. Il m’est difficile de préciser ici comment, tout au long de ces quatre jours, on accumule peu à peu conseils et expérience, comment on apprend à abandonner telle ou telle mauvaise habitude.

Ci-dessous, les trois modèles sur lesquels nous avons travaillé. Un stage implique des modifications permanentes de l’œuvre, l’enseignant passant corriger, effacer, reprendre, ce qui est en cours. Ces travaux de stage ne sont que de l’entrainement ; vite, un nouveau portrait pour mettre en pratique tout ça.

Sam

Ce portrait m’a été commandé il y a quelques mois. J’ai revu une nouvelle fois le dvd de Gwenneth Barth et j’ai appliqué ses conseils : utilisation de papier "ordinaire" Canson Mi-Teintes, dessin très précis à l’aide de crayons marron clair, marron foncé et noir, utilisation du pastel en commençant par les valeurs sombres et moyennes. Les photos fournies étaient de mauvaise qualité, il a fallu parfois imaginer comment s’articulaient les différents plans du visage. Il y a loin de ce que fait Gwenneth, qui fait poser son sujet "à l’ancienne"… (mais au moins, le sujet ne bouge pas entre les séances de pose ! )

Canson Mi-Teintes blanc 40x31cm

Canson Mi-Teintes blanc 40x31cm

 

Les Barrières, coté ouest

Ce pastel a été réalisé à Puycelsi, dans la menuiserie fermée pour cause de vacances, d’après une photo prise la veille. Il y a un endroit, à gauche du potager d’Agnès, où on n’est jamais déçu par le spectacle offert au coucher du soleil. J’ai voulu travailler dans le style du précédent pastel, sans trop coller à la photo. Je n’ai pas eu de problèmes particuliers avec le sol, les arbres dans l’ombre, au premier plan, et les arbres les plus éloignés, légèrement bleus. Mais le sujet principal, ces deux arbres très violemment éclairés par le soleil, posait problème. Les couleurs sont totalement saturées et je n’arrivais pas à faire "tourner" la lumière pour en décrire les formes. Le lendemain, j’ai été faire un tour dans les pastels de Charles , mon camarade pastelliste, et je lui ai emprunté LE jaune qu’il fallait (un Schmincke). Ce bâton, à la couleur pourtant si proche de tout ce que j’avais avec moi, à réussi à me permettre de terminer le tableau sereinement.

Moralité : un bon pastelliste ne doit jamais hésiter à claquer du pognon pour compléter son nuancier !

MI-TEINTES TOUCH CANSON BLANC – 56X42CM

MI-TEINTES TOUCH CANSON BLANC – 56X42CM

Le sentier du patrimoine – Puycelsi

Les vacances ont mal commencé, avec un pastel sur lequel je me suis acharné sans obtenir un résultat satisfaisant. Vous ne le verrez donc pas !  Pourtant, l’endroit paraissait sympathique à peindre et j’ai mis à exécution cette vague résolution de faire dans un premier temps une aquarelle sur le motif, dans un second temps un pastel à partir de l’aquarelle, ceci dans le but de ne pas rester scotché à la réalité. Peine perdue, l’aquarelle était bien trop détaillée et je me suis perdu dans les contrastes violents du sujet.

Assez mortifié par l’expérience, j’ai enchainé sur le pastel suivant, réalisé en une après-midi, et dont je suis cette fois satisfait. Un simple travail sur la couleur, avec comme seule préoccupation de les faire vivre, les unes par rapport aux autres. Soyons simples !

Mi-Teintes Touch Canson brun clair - 30x42cm

Mi-Teintes Touch Canson brun clair – 30x42cm

Volada, sur l’ile de Karpathos

Les peintres qui peignent à l’huile ont l’habitude de dire qu’il faut peindre gras sur maigre. C’est pareil pour le pastel, tout du moins en ce qui me concerne : je ne trouve jamais de pastel assez dur pour commencer un tableau. J’aimerais que mes petits chéris, les carrés Conté, soient trois fois plus nombreux (il y en a 80 dans la gamme). J’ai trouvé chez Lidl, il y a deux ans des carrés en béton, et je les épargne, sachant qu’il n’y aura pas de réassort. J’aimerais pouvoir commencer à utiliser les bâtons "riches", ceux qui déposent de la matière généreusement,  tout à la fin, quand les teintes ont été choisies définitivement. Les pastels "maigres" autorisent les essais et erreurs et, permettent de construire à pas léger l’équilibre du tableau. Les pastels "riches" vont évidemment donner plus de contraste à l’œuvre. Il est pratique de régler ce contraste tout à la fin, sans craindre de saturer le papier.

VOLADA PASTEL SEC SUR ART SPECTRUM 40X50CM

VOLADA PASTEL SEC SUR ART SPECTRUM 40X50CM

Pommiers en fleur (2)

Lors du dernier stage avec Philippe Hautefage, j’avais choisi de représenter les pommiers en fleurs qui sont au fond du jardin. J’avais fait la mise en place sur mon papier blanc habituel, mais Philippe avait considéré que le sujet, très clair, ne s’y prêtait pas. J’étais tout à fait content du résultat obtenu, très doux et modulé, un peu à la façon de Pissarro où les valeurs restent souvent concentrées au milieu, dans les luminosités moyennes. L’occasion était belle de retravailler le sujet à partir de l’esquisse sur papier blanc, afin de comparer. C’est l’objet de l’image ci-dessous.
Je trouve que la comparaison est instructive. Les blancs, dans les nuages et dans les fleurs, sont effectivement plus lumineux. Les ombres ne souffrent pas pour autant et restent denses. MAIS je reconnais que j’ai eu plus de mal à modeler les nuages, le gris sous-jacent se chargeant de moduler les valeurs dans la première version. À suivre et à poursuivre l’expérience…

Pastel sur Mi Teintes Touch blanc  60 x 40 cm

Pastel sur Mi Teintes Touch blanc 60 x 40 cm

Retour de Karpathos

Je suis parti dix jours à Karpathos avec l’idée de dessiner, façon croquis de scènes de vie. L’option pastel était de toute façon écartée : trop de matériel à emporter.

J’ai emporté deux carnets de croquis et une petite trousse comprenant des feutres fins, des feutres calligraphiques, quelques crayons genre Pierre noire et Sépia. J’ai amené également une minuscule boite d’aquarelle (16 teintes) avec 3 pinceaux. Je n’avais jamais utilisé ces outils.

J’ai commencé par des croquis de chapelle, en utilisant les feutres fins et en matérialisant les ombres avec les feutres calligraphiques. J’ai ensuite testé l’aquarelle, en complément des feutres. J’ai très vite trouvé ça très chouette ! Finalement, dans les derniers jours, je n’ai plus utilisé que l’aquarelle.

Je voulais croquer des personnages. J’en ai fait un, mais je me suis vite aperçu que sans une formation solide, il me faudrait demander à mes modèles de rester figé trois heures. Les cours sont indispensables, pour ce genre de projet…

Finalement, beaucoup de plaisir, même s’il s’agit de travaux de débutant. Et quelle belle façon de discuter avec les Grecs !

(Les photos de Grèce sont ici : http://didierboutet.net/karpathos/index.htm )

Pommiers en fleur

Pour cette image, réalisée aujourd’hui lors du stage de Philippe Hautefage,  j’ai abandonné le papier blanc habituel pour un gris clair chaud. Il y a beaucoup de blancs sur cette photo, le blanc des pétales sur le gris presque blanc des nuages. D’où ce choix.

Impossible de retranscrire les multiples conseils de Philippe dont l’expérience permet de s’extraire d’impasses visuelles en un quart de tour. J’ai certainement encore beaucoup à apprendre quant à la façon d’appliquer des couleurs destinées à mettre en valeur celles qui sont déjà présentes. Ce genre d’image, complexe, difficile, et aux valeurs subtiles, peut vite apparaître illisible à la fin du travail.

La séance s’est terminée sur cette réflexion commune : il serait bon que je délaisse cette obsession du photoréalisme qui a été ma ligne directrice en tant que retoucheur sur Photoshop…

Canson Mi-Teintes Touch gris 43x30cm

Canson Mi-Teintes Touch gris 43x30cm

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